extrait du catalogue de l'exposition
![]() | otto muehl leben / kunst / werk aktion utopie malerei 1960 – 2004 peter noever verlag walther könig köln 2004 |
En 1970 Otto Muehl avait 45 ans lorsqu’il prit une position fondamentalement critique envers l’art et le rôle social de l’artiste. Le pas radical hors du champ de l’art vers des formes de vie alternatives signifiait non seulement un renouveau de son existence d’artiste, mais aussi un nouveau façonnement de sa vie sociale. Après son divorce, et après un essai de création d’une communauté d’artistes avec des amis qui ne le suivirent pas, Otto Muehl accueillit dans son logement des jeunes gens qui cherchaient un hébergement. En 1971 un noyau d’environ dix personnes s’était constitué.
Très vite la "communauté Muehl"devint un sujet récurrent des discussions de la scène anarchiste et artistique de Vienne, surtout après les "actions" spectaculaires de Muehl et de quelques autres actionnistes en Allemagne. La communauté d’habitat devint en l’espace de deux ans une collectivité s’affirmant avec une ferme conscience d’elle-même, le but étant de réunir l’art et la vie et de réaliser dans un laboratoire social l’utopie d’un modèle de contre-société.
Les contenus de la communauté furent formulés dès 1970 par Muehl dans le manifeste "Zock": libération radicale de la sexualité des griffes de leurs clichés, suppression de la séparation du public et du privé, abandon des rôles professionnels bourgeois, victoire sur l’art par une pratique de vie actionniste dans le groupe, pas de télévision, ni cinéma, ni bistrots, ni théâtre. Changer la société n’avait pas de sens, il fallait faire la sienne.
Fin 1971 Herbert Stumpfl et Otmar Bauer créèrent leur propres groupes, (dans la Taborstrasse et dans la Postgasse) qui, bien qu’autonomes, étaient des boutures de celui de la Praterstrasse. A la fin de l’année suivante plus de quarante personnes vivaient dans les trois groupes viennois. En juin 1972, Otto Muehl se mit à faire des séances d’analyses particulières avec quelques communardes, et proposa parallèlement des analyses de groupe, où il était question de libération des contraintes sexuelles. Les séances d’analyse reposaient sur l’expérience psychanalytique de Muehl, et plus spécialement son analyse didactique avec Josef Dvorak. Au début, elles étaient basées sur la méthode freudienne classique, mais se transformèrent vite en une thérapie corporelle, dont le maître à penser était Wilhelm Reich. Son "Analyse caractérielle" devint le livre de référence de la littérature communautaire.
Au centre du grand logement de Muehl de 120 m2 dans la Praterstrasse se trouvait un lit en mezzanine, en-dessous des caisses de socquettes, de slips, de chemises, dans lesquels on allait à la pêche chaque matin. Des tissus bariolés et des salopettes étaient très appréciés. On en vint à l’idée de se promener avec des tétines, pour manifester: nous sommes sortis du monde des adultes.
A l’automne 1972, Friedrichshof fut acheté, en plein milieu de la plaine de Parndorf dans le Burgenland.
Au printemps 1973, lorsque Otto Muehl revint des Etats- Unis où il avait fait une action, son amie Elke était partie. Après avoir encaissé le choc, il confronta le groupe à sa décision de renoncer à toute relation de couple, et à faire accepter cela en général. Chaque relation amoureuse serait de nature projective, le partenaire idéal, le grand amour, seraient des désirs inassouvis dans l’enfance, les relations sexuelles devaient à partir de ce moment se réaliser sur la base d’un libre marché du désir. En juin, Otto Muehl proclama la propriété commune.
Otto Muehl, sous l’influence des écrits de Reich, transforma l’analyse verbale en "analyse actionnelle". Ce n’était plus ce que l’analysant racontait qui était analysé, mais ce qu’il faisait. L’analysant devenait actionniste. La communication avec le thérapeute devint un jeu de rôle dans lequel se coulaient des éléments actionnistes. L’analyse actionnelle signifiait un champ libre pour casser l’adaptation sociale aussi bien qu’interne à la communauté. La régression en réponse à la répression sociale – marcher à quatre pattes, revécu de naissance, états pré- et post natals, retour à des formes de conscience archaïques.
Friedrichshof resta le point de rencontre de tous. Au printemps 1973, quelques personnes y vivaient déjà, et cultivaient modestement quelques légumes et du maïs et élevaient quelques animaux. On construisit un lit en mezzanine, une réserve de matelas, on acheta un générateur pour l’électricité et le vieux puits fut remis en état.
On trouva un nouveau nom:"Commune AA" (Commune d’analyse actionnelle). Les premiers enfants naquirent. Les soirées devenaient de plus en plus des spectacles artistiques: des actions de peinture, de danse, et après l’acquisition d’un équipement pour filmer, les premiers films-actions de la communauté.
L’analyse actionnelle se transforma en "représentation de soi" (SD= Selbstdarstellung) devant le groupe. Inspirés par un film sur les Pygmées et leur méthode de traitement des aliénés, les séances de décharge énergétique au milieu des membres du groupe tambourinant permettaient d’éliminer les tensions: l’extase comme connaissance et comme principe de conscientisation. Le participant n’était plus dépendant de l’analyste, il devenait actif de par lui-même. L’analyste devenait le public. Dans la "représentation de soi", il s’agissait d’exprimer spontanément ses émotions sous forme de danse, de chant, ou de discours.
En 1975 la communauté évolua vers l’activité extérieure et la propagande. Le travail était fait par l’entreprise d’édition AA-Verlag, entre 1974 et 1978 parut un journal de la communauté les "Nouvelles AA". En été avait lieu un stage de formation pour communautaires de l’extérieur. Début juillet arriva un nombre étonnant de participants, environ 70, qui créèrent ensuite le noyau des groupes suisses et allemands (Berlin et Genève) d’après le modèle de Friedrichshof.
Au cours de ce premier cours pour visiteurs, la SD prit une nouvelle tournure, celle de performances devant un grand public.Les soirées devinrent d’incroyables fêtes: des clips émotionnels, des conflits relationnels transformés en tragédies grecques, des danses extatiques, des effondrements existentiels. Souvent le saut salvateur au milieu n’avait lieu qu’à la fin de la soirée. L’art trouvait sa valeur dans sa fonction cathartique et le fait de ridiculiser ce qui est sacré pour le bourgeois: le mariage, l’Etat , la religion, sa petite maison à soi, et sa petite cuisine.
Les années qui suivirent furent celles de l’expansion. La collectivité passa en quatre ans de 50 à environ 500 membres. Au début des années quatre-vingt, 650 communards vivaient à Friedrichshof, et dans les différents groupes citadins en Europe. Ce renforcement véhément était dû à l’engagement pour la " diffusion de la conscience" (BV) de quelques communardes et au style de communication actionniste d’Otto Muehl. Début 1976 eut lieu le premier congrès AA, où fut décidé la propriété en commun internationale, la sexualité libre internationale, de même que le travail et la production communs. Point central du congrès furent les SD des nuits durant, qui à l’époque évoluèrent souvent en représentations des groupes. C’est à partir de ce moment que la communauté s’intitula "AAO – Organisation d’analyse actionnelle". S’en suivit une phase intensive de voyages de conférences à travers l’Europe, et aux Etats-Unis, à la suite desquels de nouveaux groupes se créèrent: à Paris, Munich, Kiel, Hambourg, Brême, Heidelberg, Krefeld, Francfort et même un moment à Boston.
Au printemps 1976, Otto Muehl exposa le développement de l’analyse actionelle/représentation de soi dans la "Parabole AA" et mit sous forme de manifeste les règles sociales de base du groupe dans "les principes AA". Sur la base des 12 étapes de la parabole qui représentaient le parcours de l’analyse actionnelle on vota un soir un rangement des personnes présentes, correspondant à l’étape émotionnelle à laquelle elles se trouvaient en analyse à ce moment-là. Ce fut la pierre d’angle de la future "structure", le classement hiérarchique de tous les membres qui signifiait un genre de classement de l’état de conscience sociale de l’individu. Les personnes au haut de l’échelle appartenaient automatiquement à la direction.
L’ été 1976 vit naître la "représentation de soi avec matériau". Otto Muehl reprit son thème dans l’actionnisme, et créa un genre de nouveau "théâtre-action", un lien entre l’action matérielle et l’analyse actionnelle. D’autres éléments actionnistes s’introduisirent dans la représentation de soi: bruitage psycho-motorique, respiration et cris, éléments musicaux et gestuels, théâtre mis en scène ou spontané.
A la fin de l’année des guides de groupes furent envoyés pour la première fois dans les divers groupes. En même temps les exigences organisationnelles croissantes rendaient nécessaires la création d’un comité directeur avec administration des finances, comptabilité et organisation centralisée. Des sociétés civiles furent créées. Les firmes furent dirigées comme des entreprises communes.
En 1977, de nouveaux groupes se constituèrent à Toulouse, Lyon, Oslo, Londres, Nuremberg, Amsterdam, Dusseldorf et Vienne. Un bureau international pour l’organisation fut créé. A côté des soirées de "selbstdarstellung" vinrent s’ajouter des "soirées de réalité", pour donner aux membres un aperçu du développement général. Des "BAGs" (groupes de travail à la conscientisation") furent fondés: de petits groupes d’une dizaine de personnes, hiérarchisées, dont la place dans le rang était déterminée en commun. Le 1er BAG, avec à sa tête Otto Muehl avait la direction de toute l’orientation thérapeutique, pédagogique et économique. A côté de ces structures principales furent fondés de BAG-éco (économie), des Bags-mères, des Bags de formation, et d’autres.
En été, une délégation de la communauté fut reçue par le chancelier de l’époque, Bruno Kreisky, la communauté jouissant toujours auprès des hommes politiques de gauche de la réputation d’un socialisme vécu et radical.
Au congrès d’automne de Nuremberg , le "pudding-congrès", (il eut lieu sous le signe de la tendresse émotionnelle) il fut décidé de fermer les activités non rentables et de s’orienter plus vers des professions à l’extérieur. Beaucoup se remirent à étudier, et à travailler dans des entreprises de la "petite famille". En 1978, l’idée de la propriété commune fut mise en question et supprimée et on introduisit pour un certain temps la propriété privée. On travaillait pour des salaires. L’AAO fut dissoute.
La construction à Friedrichshof continua sans discontinuer: installation d’un nouveau bâtiment d’habitation, avec équipe de pompiers, Téléphone, Sauna, bureaux, service de santé,. La tendance à passer des examens et études spécialisées fut arrêtée, et constitua la base du futur succès économique. Le point culminant de cette "phase depropriété privée"eut lieu en 1979, lorsque le 1er Bag déménagea dans le nouveau bâtiment. A cette époque il y avait environ trente villes en Europe où se trouvaient des communautés vivant sur le modèle de Friedrichshof. On introduisit des "palabres de groupes", où l’on parlait des gens du groupe, et au cours desquels avaient lieu les redoutés votes de structure.
Du fait des hauts revenus de certains membres par la vente de modèles de maîtres d’œuvre la situation financière précaire changea. On réintroduisit la propriété en commun.
Une maison d’enfants auto-gérée fut construite, dans laquelle les enfants, sans leur parents, vivaient avec des éducateurs. En 1980, l’école privée de Friedrichshof fut inaugurée. L’école reçut le statut officiel d’école primaire privée. A ce moment fut créé le groupe d’handicapés autour de Lili, la fille d’Otto Muehl, handicapée spastique.
L’élément essentiel de la communauté resta la libre sexualité. Le problème des échanges nocturnes s’était résolu par le fait que les femmes avaient chacune une chambre fixe, les hommes changeaient chaque nuit pour se trouver une partenaire et un lit. On introduisit des "palabres de sexe" où on échangeaient des expériences pour devenir plus souple dans le façonnement sexuel. Avoir une relation de couple provoquait de gros reproches. On ne parvint cependant pas à maîtriser vraiment la formation de relations à deux.
1982 la direction de la communauté fut pour la première fois confirmée par vote démocratique secret. De ce vote sortit le "conseil des douze"qui fit fonction de nouvelle instance de direction. A sa tête se trouvait, incontesté, Otto Muehl. La structure restait décisive dans le fonctionnement des groupes. Elle dégénéra dans les années qui suivirent en un strict instrument de discipline et de contrôle social et scinda le groupe en privilégiés et sous-privilégiés. Un mouvement démocratique, "la bande des quatre", essaya, sous l’impulsion de la future femme de Muehl, de briser les structures de décisions rigidifiées, échoua toutefois, et finit par la destitution de Claudia comme "première femme".
1983 a cause d’attaques de plus en plus véhémente des médias, l’accueil de nouveaux membres fut rigoureusement stoppée. La communauté, qui comptait à l’époque plus de 600 personnes, se ferma à l’extérieur. De plus une vague de départ réduisit le nombre des membres à la moitié. La raison en fut l’utilisation rigide de la "structure" et le durcissement de l’idéologie, en particulier en ce qui concernait les relations amoureuses. Les affaires immobilières, financières, et un habile marketing téléphonique produisirent d’abord des bénéfices. Friedrichshof devint un village communautaire. La construction du "Lilibau" (Bâtiment –Lili), un immeuble pour environ 150 personnes, ainsi qu’un chaufferie collective furent achevés en peu de temps, et fut le début d’une nouvelle aire dans la vie sociale. La "structure" eut à partir de ce moment une incidence également sur l’avantage matériel. L’instauration de "palabres des actes manqués" (Fleckpalaver) devait conduire à plus de prise de responsabilité, mais se termina dans des excès de dénonciation.
La perception de l’art se renforça de par les activités artistiques croissantes d’Otto Muehl ainsi que de la visite de Josef Beuys à Friedrichshof. "Ministre des affaires extérieures en art" devint Théo Altenberg, sur l’initiative duquel suivirent des visites d’artistes ainsi que l’idée de la collection d’Actionnisme viennois. Le "Kunstbüro" ( bureau de l’art) devint une composante fixe du groupe. Dans une véritable vague de production, de nombreux films de fiction furent tournés ("Vincent", "Picasso"). Cet essor rendit Friedrichshof attrayant non seulement pour des artistes mais aussi pour de riches entrepreneurs et hommes politiques. La communauté était devenue présentable.
A partir de 85 ce fut un babyboom. Un gigantesque projet d’habitat démarra, le "castello", avec cuisine professionnelle, d’énormes salles à manger et une tour. On acheta de nouveaux terrains, planta des arbres, installa une écurie et un étang pour la baignade. Friedrichshof fut entouré d’un mur.
En juin 1985 Otto Muehl avait 60 ans. Anniversaire transformé en une grande fête. Avec son expérience et son charisme il restait le chef de tribu incontesté de la grande communauté. Il épousa Claudia en 1986. La soudaine légitimation d’un mariage à la tête du groupe produisit quelque confusion dans le groupe.
Avec les bénéfices des différentes firmes, on acheta El Cabrito, une ancienne Finca agricole, dans une baie abandonnée de Goméra, une des îles Canaries. C’est là que devait être le "Paradisdu sud": en 1987 El Cabrito fut reconstruit en domicile pour les enfants, les vacances et la vieillesse des membres du groupe.
C’est là que commencèrent les premières enquêtes dans "l’affaire pénale Otto Muehl" pour rapports avec des mineures. L’instigateur de la procédure était un ancien membre de la communauté, en collaboration avec un pasteur protestant spécialisé dans les sectes. Muehl lui-même justifiait "l’acte d’initiation" comme une mesure pédagogique pour l’intégration des jeunes filles pubertaires dans la libre sexualité.
Dans un spectacle mis en scène par Otto Muehl et intitulé ironiquement "Glasnost", tous les membres de la direction qui ne se trouvaient pas dans la ligne furent démis de leur fonction. Un nouveau courant démocratique interne provoqua la suppression de la "structure" en 1989, qu’accepta Otto Muehl sous la pression extérieure. Lorsque, quelques mois plus tard, il essaya de la réinstaurer, sa position s’était affaiblie au point qu’il échoua face aux oppositions.
Des perquisitions à Friedrichshof, des confiscations de matériel d’archives, les menaces véhémentes du parquet, transformèrent la dynamique du groupe. Beaucoup regrettaient les rôles traditionnels de la société: rôle de père, de mère, rôle professionnel, gagner de l’argent et fonder une famille.
Des discussions sur la forme de gestion des biens menèrent à la création d’un"conseil coopératif", qui devait décider des intérêts économiques, indépendamment de l’équipe de direction votée. Un contrat soumis à tous les membres instaura la participation de chacun à parts égales aux biens de la collectivité.
Les réserves financières se mirent à fondre sous le flux des paiements aux membres qui partaient (chacun de ceux qui partaient et certains de ceux qui étaient partis auparavant, recevait une somme d’environ 30 000 DM) et du fait du départ de quelques personnes qui faisaient de gros gains. Malgré tout la communauté avait dans les années 1988 à 1990 les rentrées les plus conséquentes, du fait de la bonne conjoncture générale. En avril 1990 eut lieu la première assemblée générale de la "Coopération", où fut élu à vote secret un nouveau directeur pour ce qui concernait les intérêts économiques et politiques. Otto Muehl, du fait de sa mise en examen ne s’était pas porté candidat. Deux sociétés coopératives géraient les biens, en particulier les propriétés immobilières, de Friedrichshof et de Goméra, ainsi que la collection d’art. Au cours d’une "révolte de la bourgeoisie", Otto Muehl et presque toutes la direction furent démis, et remplacés par un comité de direction coopératif. Même les instigateurs de la révolte, auxquels s’étaient joints plusieurs ex-communards, furent surpris que toute l’expérience s’effondre en si peu de temps.
En août eut lieu une nouvelle assemblée générale, où la communauté fut dissoute officiellement. Les conséquences en furent la réinstallation de la propriété privée et la gestion de la propriété commune par des structures officielles. Dans une procédure sans précédent pour l’Autriche, il fallait déterminer les paternités de beaucoup d’enfants. Des cas critiques devaient être pris en charge par une fondation. Peu après, les groupes citadins furent dissous.
A Friedrichshof, Otto Muehl essaya de sauver de la ruine, du moins dans une moindre mesure, une part de l’idée communautaire, avec un petit groupe ("B-famille") Plusieurs membres de celui-ci forment encore le noyau du groupe au Portugal. En juin 1991 il fut arrêté, puis condamné à sept ans de prison pour rapports sexuels avec des mineures. Une grande partie des femmes de la communauté quittèrent Friedrichshof.
Aujourd’hui Friedrichshof est géré comme un ensemble d’habitat alternatif par la "coopérative FH" , avec principalement des habitants post-communautaires, gérant aussi un hôtel recevant des séminaires, et une pension de campagne. El Cabrito a évolué en un lieu de vacances de haut standing, pour une clientèle à ambitions écologiques. Otto Muehl vit depuis sa libération avec plusieurs anciens membres et leurs enfants au Portugal et mène une expérience communautaire différente en un cadre plus petit.
© Karl Iro Goldblat, 2003